Deux Français réalisent le 1er tour du monde de l’économie circulaire

Depuis mars 2015, deux jeunes Français ont parcouru 22 pays et ont collecté 100 initiatives permettant de limiter la consommation de ressources naturelles et de réduire nos déchets.

L’économie circulaire consiste autant à limiter notre consommation de ressources naturelles qu’à réduire et valoriser nos déchets.

Jules Coignard et Raphaël Masvigner ont 25 ans à peine lorsqu’ils se rencontrent en 2013 au Mexique. Jeunes diplômés, ils travaillent alors tous deux au sein d’Airbus Group, l’un comme responsable des achats, l’autre au marketing. Portés par une conscience aiguë du développement durable et de la nécessité d’économiser les ressources, les deux jeunes collègues ont l’idée d’un projet fou : réaliser le premier tour du monde de l’économie circulaire pour collecter une centaine d’initiatives dans près de vingt-deux pays sur cinq continents. Ils quittent leur poste en 2014 et lancent l’association Circul’R. Grâce à un large réseau de partenaires engagés eux aussi dans des projets responsables, leur parcours démarre en mars 2015. Pour un périple de 17 mois ponctué par des conférences avec des universités partenaires dans chaque pays traversé, des vidéoreportages sur les initiatives les plus marquantes, le tout largement relayé par les réseaux sociaux. Ils ont même lancé une campagne de crowdfunding pour boucler leur projet. À ce jour, ils ont déjà parcouru trois continents, rencontré quatre-vingts entrepreneurs et discuté avec huit cents étudiants. Le voyage se poursuit en Asie puis s’achèvera sur le continent américain. Avec leur tour du monde de l’économie circulaire, ils se sont fixé trois objectifs. D’abord, collecter des initiatives originales qui fonctionnent – par exemple, au Sénégal, ils ont rencontré une association de glaneurs qui récupèrent des déchets, au Maroc, une association qui expérimente la permaculture sur une décharge transformée en champ de fruits et légumes. Leur deuxième idée est de connecter les acteurs de l’économie circulaire entre eux. Le troisième point consiste à sensibiliser l’opinion publique à la nécessité de consommer autrement. Issues de start-up, d’associations ou d’entreprises, les initiatives qu’ils listent peuvent toucher tous les secteurs d’activité. C’est cette dynamique que ces globe-trotters d’un nouveau genre veulent raconter.

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