CENTIMEO

Centimeo, des bornes qui recyclent les pièces rouges

Centimeo crée de la valeur à partir d’une ressource inexploitée : les pièces rouges, qui alourdissent nos porte-monnaie et s’accumulent au fond de nos tiroirs.

Saviez-vous que frapper une pièce de 1 centime coûte 4 centimes ? Les pièces rouges sont les seules pièces dont le coût de fabrication est supérieur à la valeur faciale. Or, des millions de centimes ne circulent plus, se cachant dans nos poches ou au fond de nos tiroirs. Nous leur donnons tellement peu de valeur que nous ne nous baissons même plus pour les ramasser dans la rue. Cela oblige l’État français à frapper 1 milliard de pièces rouges à perte chaque année, car elles sont indispensables aux commerçants.
 
Partant de ce constat, l’équipe de Centimeo a mis au point de petits distributeurs automatiques qui n’acceptent que les centimes en échange de délicieux produits. Ainsi, il est possible de troquer ses petites pièces de 1, 2 et 5 centimes, comme celles de 10, 20 ou 50 contre des chewing-gums, des biscuits au chocolat ou des caramels vendus à l’unité.
 
Le concept de Centimeo est de valoriser des centimes d’euro qui ne sont plus utilisés, de les remettre sur le marché et d’offrir aux consommateurs l’opportunité de les dépenser pour des achats solidaires « made in France ». On trouve dans ces distributeurs Centimini des chewing-gums confectionnés par une petite entreprise familiale à Saint-Hilaire-de-Loulay en Vendée, des gâteaux fabriqués de manière traditionnelle par une biscuiterie normande à Lonlay-l’Abbaye, ou des caramels à la crème fraîche d’Isigny et au sel de Guérande provenant du Cotentin.
 
Les centimes collectés sont triés et reconditionnés pour être réinsérés dans l’économie locale et redistribués aux commerçants et banques de proximité, dans une démarche d’économie circulaire. Par ailleurs, Centimeo crée de l’emploi, car ses petites machines sont montées et réapprovisionnées par des jeunes en réinsertion professionnelle, en partenariat avec des organismes comme l’École de la 2e chance.
 
Créée par Benjamin Dupays en 2011, la start-up compte aujourd’hui une dizaine de salariés et recycle 15 tonnes de pièces par an. Des distributeurs Centimini sont présents dans des universités, des hôpitaux, des centres commerciaux, des entreprises, mais aussi dans des gares et des stations de métro grâce à des partenariats avec la SNCF et la RATP. L’ambition de Centimeo est d’installer des bornes dans tous les espaces de vie.
comments powered by Disqus